Les constructeurs automobiles et les marques de la glisse ont-elles trouvé leur chemin ensemble? Si l’on en croit la multitude de partenariats montés ces dernières années (Quicksilver avec Peugeot ou Fiat, Renault et Rip Curl, Volkswagen et Oxbow, Billabong et la clio, etc.), on peut le penser. Je me suis penché sur le phénomène et je me suis aperçu qu’il ne restait plus grand chose… On se demande alors vraiment si ce genre d’association à une justification à long terme. A court terme certainement. Car, l’effet booster ou déclencheur d’achat est réel. Encore faut-il se poser la question de “a qui je veux vendre ma voiture customisée surf ? Car, la cible recherchée à la base par les constructeurs (les jeunes et jeunes adultes - enfin à mon sens) ne sont pas forcément les acheteurs au final.
Ensuite, je pense que ces associations “avortées” sont logiques au vu de la consistance de ces partenariats. Comment peut-on imaginer faire durer, cross fertilizer une association quand il s’agit de mettre une simple déco surf sur le véhicule et éventuellement quelques accesoires de rangements supplémentaires ?…
Il existe pourtant de nombreuses voies possibles pour exister plus fort et plus longtemps. Encore faut-il sortir du produit. Et aller chercher par exemple autour des services qu’un constructeur peut apporter à un surfeur. Et là, il y a matière.
Une autre voie possible est la communication autour de ces partenariats. Encore une fois, s’il s’agit de faire une simple communication produit, l’échange sera limité. En revanche si le constructeur et la “marque glisse” décident de communiquer ensemble, alors la donne change.
J’en veux pour début de preuve, l’association Rip Curl/Renault qui va un peu au delà. D’abord, il me semble que c’est celle qui dure depuis le plus longtemps. Ensuite, un site internet dédié www.renaultbyripcurl.com (qui plus est, international) est une autre preuve de la part de Renault de construire dans le temps.
Enfin, le soutien auprès de Rip Curl Planet Foundation pour l’environement en est encore une autre. Pourtant, on reste encore sur notre faim. Comment Renault va t’elle au contact de la cible ?, sur quel terrain ? le leur ou celui des surfeurs ? quel service pour une cible qui voyage beaucoup? bref, on voit bien que le potentiel est énorme, à condition de bien vouloir sy pencher un peu plus et avoir une démarche plus stratégique que tactico-commerciale





